Ce tiers est le magistrat, dont les sentences doivent être sans appel, et qui doit simplement prononcer s’il y a un délit ou s’il n’y en a point. 1)        Guérir l'âme injuste de sa propre injustice. L'institution judiciaire est donc comme le dit Hegel « l'exigence d'une justice dépouillée de tout intérêt, de tout aspect particulier et de la contingence de la force, qui ne venge pas mais qui punisse ». I)                   La légitimité du droit de punir. Aristote appelle justice corrective, la justice qui s'exerce lorsque le rapport de droit entre les personnes a été rompu. Bien à vous. Droit et devoir. endobj << /Contents 60 0 R /MediaBox [ 0 0 390 641 ] /Parent 4 0 R /Resources 61 0 R /Type /Page >> « Pour une dent pas plus qu'une dent »). […] De là le caractère idéologique de ce droit; c'est le détenteur du pouvoir qui décide, en dernière instance, de son contenu9. Le droit de punir . Au fond l'enjeu de cette question n'est-il pas de comprendre que renoncer à punir serait aussi condamnable moralement que punir sans scrupules et pour de mauvaises raisons? La légitimité, qu’il est rigoureusement interdit de confondre avec la simple légalité.En effet, dès lors que l’on cherche à justifier le droit de punir, on quitte le plan de la simple légalitépour aborder celui de la légitimité. endobj endobj endobj 25 0 obj La notion de vengeance, ou de loi du talion, appartient donc à autre chose qu'au domaine de la justice et du droit. L’exigence philosophique ne me semble pas réservée aux professeurs de Philosophie mais à toutes celles et à tous ceux qui, en abordant une question prennent « réellement » le risque de penser différemment à la fin de leur travail de ce qu’ils concevaient au début comme « juste ». II)                Ce qui rend illégitime le droit de punir. Il doit rétablir le rapport de droit entre le coupable et la victime en proportionnant la peine (justice pénale), au dommage. << /Contents 68 0 R /MediaBox [ 0 0 395 644 ] /Parent 4 0 R /Resources 69 0 R /Type /Page >> III)     Dépassement: Il n'y a de droit de punir que fondé sur un devoir. Il y a quelque chose de commun au sort réservé à Damiens en 1757 et le délinquant auquel on applique une peine d’autant plus forte qu’il est récidiviste car c’est le même vice de forme qui est alors à l’oeuvre, celui d’une justice qui s’auto-légitime (je serai tenté de dire: « impunément ») dans la marque, la violence et le décuplement de la sanction. Si ce que vous appelez « être partisan »revient à préférer parfois son assoupissement, je veux bien l’être et je confesse me faire une profession de foi d’avertir sans me lasser mon entourage contre la possibilité qu’il existe une « idéologie de la justice »à laquelle il convient précisément d’opposer l’exigence « neutre » et clandestin d’un exercice « périlleux » de la Philosophie. Il faut donc admettre qu'il n'y a pas de commune mesure entre une faute et une peine, par exemple entre un crime et la prison. Ils s’imaginaient, dans un orgueil stupide, que Dieu, sans cesse occupé des querelles humaines, interrompait à chaque instant le cours éternel de la nature, pour juger des procès absurdes ou frivoles. 13 0 obj les analyses de Nietzsche qui s’appuient sur celles d’ Albert H Post prouvent que c’est seulement « sur le tard » que la punition s’est justifiée de la nécessité de droit d’imposer au délinquant ce statut d’être libre dont il s’est dépris par son acte. Le mythe aussi a précédé la rationalité, il ne s’ensuit pas que l’une soit réductible à l’autre. << /Contents 94 0 R /MediaBox [ 0 0 395 644 ] /Parent 4 0 R /Resources 95 0 R /Type /Page >> endobj 39 0 obj §100. 40 0 obj << /Contents 54 0 R /MediaBox [ 0 0 384 637 ] /Parent 4 0 R /Resources 55 0 R /Type /Page >> Bien cordialement. Il s’ensuit qu’aucun magistrat ne peut, même sous le prétexte du bien public, accroître la peine prononcée contre le crime d’un citoyen. endobj endobj Ici, celles qui ont vocation à éprouver l’idée d’une rationalité du droit sont rassemblées dans la partie: ce qui rend illégitime. 5 0 obj 21 0 obj endobj L’introduction est très explicite sur ce point: « Néanmoins s’il est juste de pointer l’aporie et de dénoncer certaines motivations de la punition, n’est-il pas non moins juste d’en justifier rationnellement le principe, ce que connotent les idées de droit et de fondement ? endobj Chapitre XXIII- L'existence, le temps, la mort. %PDF-1.4 << /Contents 100 0 R /MediaBox [ 0 0 397 645 ] /Parent 4 0 R /Resources 101 0 R /Type /Page >> 2)        Promouvoir l'exigence morale dans le monde. En effet, dans le cas d’un délit, il y a deux parties : le souverain, qui affirme que le contrat social est violé, et l’accusé, qui nie cette violation. Bien à vous. Les analyses de Nietzsche, de Foucault, sont ici d'une redoutable pertinence. PUF. La légitimité de la punition procède de cette nécessité morale. -L'arbitraire des valeurs que la loi protège. << /Contents 72 0 R /MediaBox [ 0 0 392 642 ] /Parent 4 0 R /Resources 73 0 R /Type /Page >> Votre approche de la question du droit de punir, cependant, me laisse plus réservé, pour des raisons semblables sur le fond à celles déjà exprimées par votre interlocuteur lors du précédent échange. Si le délit est incertain, n’est-il pas affreux de tourmenter un innocent ? Bonnes vacances, cher collègue, et joyeuses fêtes. Or Albert H Post a bien montré à quel point la punition a d’abord été une façon de  » racheter » les dommages créés par la violence du délinquant indépendamment de la nécessité de lui faire comprendre et admettre qu’il était libre. J’espère de tout coeur que vous m’accorderez ce crédit là. http://www.reseau-canope.fr/climatscolaire/fileadmin/user_upload/outilspdf/guide_justice_scolaire.pdf, Présentation du chapitre XIX: Droit et Justice. Beccaria défend la proportionnalité des peines et leur définition selon le type de délit ou crime commis, pour remédier à la multiplicité des lois existantes et à l’arbitraire des puissants. […] PB : L'utilité sociale suffit-elle à faire un droit ? Bonjour Il n'y a de droit de punir qu'autant que ce droit se fonde sur un devoir. Introduction : Punir c'est infliger une peine à quelqu'un parce qu'il a commis une faute. Sujet. 27 0 obj Ce devoir est le plus douloureux qu'il soit donné à l'homme de remplir. VI : De l'Encyclopédie aux Méditations, Arthaud, 1984) : «Tout le monde, de Voltaire à Diderot, cherche à définir un «droit naturel», droit absolu inscrit dans la raison humaine et antérieur, d'un point de vue intellectuel, à l'existence des sociétés. 4 0 obj Le blog de Thierry Ménissier. Renoncer à punir revient à faire le deuil de la positivité de la loi et le deuil des valeurs que la loi protège. Sa fonction n’est pas, comme je l’entends souvent, de prendre parti, elle est de s’élever à la perspective justifiant la première ET la seconde partie. » http://www.reseau-canope.fr/climatscolaire/fileadmin/user_upload/outilspdf/guide_justice_scolaire.pdf Mes félicitations et mes remerciements pour votre remarquable travail dont je ne manque de faire profiter, après moi, mes propres élèves. Merci pour ce sympathique message et pour le lien que vous indiquez. Elle se présente comme une alternative à la justice punitive, prenant acte de ses insuffisances , ne se contentant pas non plus d’une simple réparation symbolique ou matérielle, mais tenant compte avant tout des besoins des acteurs impliqués dans l’intérêt de chacun et de la communauté entière ( victime/auteur, ou parties prenantes du conflit, mais aussi membres de la communauté affectés). Son problème est de rétablir l'équilibre en proportionnant la sanction à la faute. 9 0 obj endobj endobj endobj 20 0 obj stream Il médiatise le rapport des volontés particulières par une instance tierce à la fois commune et transcendante au plaignant et à l'accusé. Mais cela suppose de cesser de tracer la frontière, si l’on est professeur de philosophie, entre l’exigence philosophique et sa dénaturation idéologique ou entre le souci d’une éducation libérale et le risque de l’endoctrinement. << /Contents 48 0 R /MediaBox [ 0 0 397 645 ] /Parent 4 0 R /Resources 49 0 R /Type /Page >> endobj Mais outre que l'exécution d'un meurtrier nous semble dans ses modalités, un acte barbare, la peine de mort prive la justice d'une de ses dimensions fondamentales. Risque dont il est vrai que vous vous êtes d’emblée écarté dés l’introduction: »N’est-il pas non moins juste d’en justifier rationnellement le principe? C’est le propre de la sophistique telle que Platon la pense. 19 0 obj Tragique conséquence à laquelle conduit la subversion de la fonction judiciaire par la fonction policière. La crise des significations imaginaires sociales. La punition est-elle légitime ou ne se métamorphose-t-elle pas en vengeance ? << /A << /S /URI /Type /Action /URI (https://www.erudit.org/fr/revues/crimino/1986-v19-n1-crimino921/) >> /Border [ 0 0 0 ] /Rect [ 36 560.5 151.464 570.5 ] /Subtype /Link /Type /Annot >>

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